Ode à une vie simple
J'ai trouvé ce texte sur la page Instagram de La psy qui sort du cadre
Il me touche profondément par ce qu’il dit de mes aspirations, pour moi et pour mon enseignement.
Je vous souhaite une année qui ne cherche pas à vous réparer, mais à vous rencontrer.
Une année qui n’exige pas que vous soyez plus fort.e, plus productif-ve, plus lumineux-euse, mais simplement présent.e à ce qui est déjà là.
Je vous souhaite une année où vous cessez de courir après la bonne version de vous-même, pour vous asseoir à côté de celle que vous êtes aujourd’hui. Sans la juger, ni la presser.
Je vous souhaite des matins ordinaires qui n’ont rien d’exceptionnel et qui, pourtant, suffisent.
Je vous souhaite une année où vous apprenez que tout n’a pas besoin d’être compris pour être traversé. Et que certaines questions n’attendent pas de réponses, mais une présence assez vaste pour les contenir.
Je vous souhaite de ne plus confondre urgence et importance ; tension et vitalité.
De sentir la limite dans votre corps et de vous arrêter avant l’épuisement.
Je vous souhaite des renoncements féconds. Des non qui protègent et des oui alignés. Et la sagesse de comprendre que tout ce que vous ne ferez pas laisse de la place à ce qui compte vraiment.
Je vous souhaite de vous rapprocher de votre respiration, car votre vie en dépend.
Je vous souhaite une année où vous apprenez à rester avec l’inconfort, sans vous quitter vous-même. À ne pas fuir la tristesse ou la colère, ni idolâtrer la joie, mais à honorer chaque émotion comme un passage et non comme une identité.
Je vous souhaite la lenteur dans un monde pressé, la profondeur dans un monde bruyant.
Et surtout, d’ouvrir vos yeux d’enfant.
Et si je devais vous souhaiter une seule chose, ce serait de vous souvenir, encore et encore, que de tous les rendez-vous de votre vie, le plus important est ici et maintenant.
Que cette année, et les suivantes, soient celles de l’habitation : habiter votre corps, vos choix, votre vie.
Qu’elles soient profondément vivantes.
Bonne année.
